De l'au delà de la pierre noire, nos mots sculptent le temps offrant au moment, la Lumière triomphante de l'Amour à la vie, que nul ne voit réellement, tellement le magique est puissant ; puis, aussi, contre les ténèbres au gouffre des maux de l'Humanité, les courbes unis de notre céleste baiser résonnent de la Vérité ineffable.
L'Homme d'Ailleurs vient sur terre pour trouver le moyen d'envoyer sur sa planète d'origine l'eau qui fait défaut à ses siens... En faisant fortune, en devenant un trés puissant Homme d'affaire, il finit par réussir à acheter l'eau nécessaire mais il se retrouve coinçé, sur terre, dans une situation qui l'empêche de (re)voir, de communiquer même directement avec la Femme qu'il aime et qui demeure, l'attend, sur sa planéte... CELA ressemble, en somme, un peu à l'histoire du Petit Prince, non ?, ...mais il cherche à la (re)joindre, il compose une chanson qui sera diffusée dans les ondes de l'univers afin que la Femme qu'il l'aime l'entende, au-delà de/des impossibité(s), mais le prix, pour lui, à payer est particulièrement sévére mais il l'accepte, afin qu'il puisse, ainsi, à arriver à lui signifier tout ce qu'il désire qu'elle sache. Finalement, l'Homme qui venait d'ailleurs, a trouvé la solution...
La chanson, de (1971), "The Man Who Sold The World" (L'Homme qui a vendu le monde) de David Bowie...(Sans doute, vous l'aurez remarqué sur la pochette du disque L'Homme, pour mieux se vendre, est habillé en Femme) ...ne figure pas dans la bande sonore du film de Nicolas Roeg, sorti en 1976 et adapté du roman de Walter Stone Tevis, "L'Homme tombé du ciel" (The Man Who Fell to Earth) publié en 1963. Pourtant cette chanson, elle circule dans les ondes depuis qu'elle a été enregistrée et nous pouvons penser que CELA aurait enchanté St. Exupéry.
Bref ! & "moralité", en réelle poésie, comme dans toute autre forme d'art, afin de tenter de toucher un tant soit peu le plus haut de la spiritualité de l'Humanité, il faut s'octroyer le temps et les moyens afin de lire, d'écouter d'entendre, de sentir, de toucher, finalement de VIVRE ! au delà des lignes établies.
Ech graind vude (s'i fét ed maùl, ènne fo chaù prouvra qu'in-n ét toudi ach monne.°
Ech graind vude
E-pi
Enne carque
Leurde, to't d'ènne masse.
Ed l'amoer
In morchio d'plonb qu'i teurne,
Qu'i teurne, teurne, teurne su li-mème,
Edsu ènne plaje.
Noveimbe 1997.
LETTRE À PICARDIA
Toi et moi, ta présence à côté de moi,
Comme une femme au maquillage outrageux !
C'est déjà une provocation, une farce, une aberration !
Cela va contre toutes les lois géographiques
De plus c'est encore à s'esclaffer !
Pas seulement à s'esclaffer...
Cela à aussi aucune raison d'être. Non, rien hier ! puis rien aujourd'hui ! Puis encore rien demain !
ENSMBLE.
Il n'y a que le vide à couper en deux.
Pour quelques miettes de temps à être heureux avec toi !
Je le savais, plus tard viendrait l'addition !
Brise-tout un lien, sans solution ! à jamais !
Voilà ce que l'on est : une impossibilité !
Mais il fallait choisir
Être une impossibilité qui existe
Ou bien RIEN !
Mais rien, on ne savait même pas le choisir
À la vue de ces gens qui l'avaient déjà dans leur crachat purulent
Alors, voilà !
De toute manière je n'aurais pas du te regarder
Au premier échange de regards j'ai vu que tout était foutu
Enfin, je me comprend !
Le premier regard échangé, pour moi, était celui de la séparation
J'ai vu la fin avant le début,
L'absence qui viendra
C'était les yeux dans les yeux la vision d'un amour douloureux, cela,
Mais tout de même, je voudrais t'avoir pour plus que la bagatelle
Toi et moi courir toutes chairs ouvertes, à se déchirer, en s'aimant réellement !
Le moment d'être pauvre ! Vide de monnaie
(ou bien d'argent comme ils veulent ces gens qui savent tout !)
Le moment d'être pauvre il viendra plus tard
Et ici même, de toute manière, on s'en moque !
Alors, voilà ! J'ai pour toi ! LA FAIM QUI ME TIRAILLE LES VICERES
Mais d'un amour impossible
Pour le reste on verrat demain puis plus tard.
Moi, je ne te demande rien
Mais je prend ce que l'on doit exiger
D'une possibilité inexistante, impossibilité existante.
Comment faire dans une telle situation ?
Il n'y a seulement qu'à laisser souffler le vent.
Puis si le vent change ?
Je n'ai pas la réponse.
Mais, si le vent balaie, lessive et nettoie
Il restera
Sur une plage
Le grand vide
(si il fait mal, une fois ça prouvera que l'on est toujours vivant)
Le grand vide
Puis
Une charge
Lourde, toute d'une masse
De l'amour
Un morceau de plomb qui tourne,
Qui tourne, tourne, tourne sur lui même,
Sur une plage.
Christian-Edziré Déquesnes,
décembre 1997.
D'après foto (1)
Por Fideline Hayure.
...Ech preume avi:ache, por mi, i étot chti dech déssévrache.
J'aù vizé ch'd'bout edvaint ch'keminchint.
Ell absinche qu'ale varot...
In-n àrwétache d'amoer doreu, chaù.
Déssaqué ed cheule lète à Picardia.
À Fideline Hayure.
Ch't'ènne nuit qu'a s'éfreunme su ché'p plaje ed Bércq.
E'c crèpe ed chés neu.ache ale é trous.
Ch'ét'p pied de'm mér.
Fideline Hayure étanpie din 'n' longhe bache
Qu'ech sabe insatchè d'ioe marine i n' peut point 'd dijéré.
Juss laù, point gramint épavoedabes, ed'z émiolètes.
Ech lu i bache, bayant coére in molét d'tenp pi d'éspache
À l'onpe ed ché'j jonne fènme
Ed l'ioe, du sabe, du ciel, du solé,
A's s'ingarne din ch'touyache ed couleurs
Débalache d'àrflets aquouatiques, célèsses pi minérals,
Ch'vint i foét virolé ës' longhe cavlure catènnhe.
In cach'col bleu à sin co,
As' sàre sés thiots points fort din lé poches dê s'cazaque in cuir marron
Qu'a ll'aù raboutonnèe d'in baù squ'in hoet.
I'n'foét mie si coed qu'chaù.
Sin cotron noér mi-couiche, chés baù-colants foncés qu'i li sont assoertis,
Dés longhës grosse cochètes grises
Qu'i àrtchè't' in fronches sàrèes su l'hoet dë zz'égvilhes
Pi chés groùs souyés rouches, tout ye:iches,
I fini't ed bayé à ch'b bieule
Enne oera tout gris, inmourable.
Point à-rien i n'peut ll'àrtënir.
Dés mioles i lù-invol't', in grichon i m'travérse touzoute.
Fideline a'p passe ed l'oete cotè. Là-baù. Pu lon, ch'ét laù qu'ale' vaù.
Innsécanmint pu tard -
Ivar ch'Vavar, su ch'mur d-ou qu'chès licé.ins d'Bércq
I lù-z assi't' pour atènne ech carabanc,
I àrlève su chés piéres chés nouvios grafitis :
"Jessica, pute des hangars"
"Mon amour,
je ferai couler ton sang
Là où tu as fait couler mes larmes;"
"Blouson beige je t'aime."
(Proùbabe eque ché'f fihle qu'ale aù écrit chaù, a n'connoé pon coére el nom dech fiu)
(Traduit en picard bercquois avec l'aide d'Ivar ch'Vavar.)